Éditorial du Secrétaire Général : Eric BLACHON

Une campagne qui promet ! Après la primaire rocambolesque de la droite, la gauche se lance dans cet exercice aux résultats incertains. Une issue qui remet en cause le système. Une histoire qui tourne le dos aux bonnes vieilles recettes des partis traditionnels. Les électrons libres perturbent la belle tranquillité d’une droite et d’une gauche enkystées dans des certitudes que dénoncent les citoyens. Nous avons annoncé depuis longtemps les risques du déni de démocratie permanent. Le passage en force de la retraite a coûté la place au Président Sarkozy, celui de la loi Travail, celle de Hollande. Les extrêmes se nourrissent de cette méprise. Droit dans ses bottes et sourd aux mouvements sociaux, le politique confronte son bilan à la sagacité des urnes. L’alternance révèle ce désamour profond du citoyen face à des politiques trop éloignées du peuple. C’est la France d’en bas qui fait et défait les rois. La page qui se tourne ouvre un avenir incertain. Les programmes ne parlent que de larmes et de sang, point de salut sans austérité. Qui peut croire aux recettes miracles de ces éternels bonimenteurs. Naguère au pouvoir, qu’ont-ils fait, si ce n’est se soumettre à Bruxelles, au FMI ou aux agences de notation. Où sont les ambitions pour la France, pour son industrie, pour ses salariés. Le pire est cette méconnaissance des dossiers essentiels comme la santé ou plus globalement la protection sociale. A croire qu’ils votent des lois au doigt mouillé. Cette situation est inquiétante dès lors qu’ils fondent leurs projets sur de conséquentes réformes à la faveur de réductions du coût du travail sans conditions. Ils omettent de bien considérer les raisons profondes des déficits. La pratique de l’utilisation de travailleurs détachés, ou celle de l’optimisation fiscale, sont des exemples parmi d’autres qui expliquent une évaporation extraordinaire de recettes fiscales et de cotisations sociales. Selon des études, elles pourraient couvrir le déficit de la France. Au lieu de s’attaquer à ces fléaux, il est plus aisé de s’attaquer aux plus faibles. Plus faibles en apparence puisqu’ils détiennent le pouvoir des urnes, faut-il qu’ils s’en servent ! 2017 va être une année pleine de bouleversements qui seront de la volonté du peuple. En attendant ces prochaines échéances,  Bonne Année 2017 à vous tous et à vos proches !